SAINTE-EULALIE-D'ANS

 

 

 

 

 

 

Sainte-Eulalie a été classée "village pittoresque"

En langue d'Oc, on dit et on écrit "Sainte-Yollee". En 1537, lorsque le Roi ordonne d'abandonner l'Occitan dans les actes officiels, on vit apparaître Sainte-Eulalie. Par contre, la cité de Saint-Aulaye, sur les confins de la Charente et de la Dordogne, conservera son ancienne appellation.

L'histoire de Sainte-Eulalie est très ancienne puisque ses premiers habitants se manifestèrent il y a quelques milliers d'années : ils s'étaient fixés sur l'éperon rocheux du Poujoulet, dominant la rivière. Les habitants furent parmi les premiers en Périgord à savoir travailler le fer, en faire des armes ou des outils afin de remplacer l'antique matériau des silex préhistoriques.

Mais c'est en 1120 que Sainte-Eulalie va entrer dans l'histoire, quand on verra son nom écrit en toutes lettres dans une bulle du Pape Callixte II.

Au Moyen-Age, c'est une bourgade qui se trouve dans la vaste Chatellenie d'Ans s'étendant de Badefols, au Nord, jusqu'à Saint-Pantaly, Chourgnac, La Boissière, La Forge, Granges...

L'originalité de Sainte-Eulalie est de présenter à la fois l'aspect souriant d'une vallée verdoyante et en contraste l'aridité presque méditerranéenne de côteaux de pieirailles, le Causse, terroir d'élection de la truffe, tandis que la plaine est le domaine du noyer.